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IXè
Conférence des chefs d'État et de gouvernement
des pays ayant le français en partage
Beyrouth, les
18, 19 et 20 octobre 2002 |
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Déclaration de Beyrouth |
Nous, Chefs d'État et de gouvernement
des pays ayant le français en partage, réunis du 18
au 20 octobre 2002 à Beyrouth, saluons la tenue, pour
la première fois, d'un Sommet de la Francophonie dans
un pays arabe, le Liban. Notre présence au Proche-Orient
souligne notre solidarité avec la langue et la culture
arabes, solidarité qui nous permet de réaffirmer la
dimension universelle de la Francophonie.
Nous avons décidé de consacrer ce IXe
Sommet de la Francophonie au
Dialogue des cultures.
Nous réaffirmons le rôle majeur du dialogue
des cultures dans la promotion de la paix et la démocratisation
des relations internationales. Ce dialogue implique
le respect des différentes identités, l'ouverture aux
autres et la recherche de valeurs communes et partagées.
Nous voulons donner un nouvel élan à l'intensification
du dialogue des cultures et des civilisations, ainsi
qu'au rapprochement des peuples par leur connaissance
mutuelle, que nous avons inscrits dans la Charte au
rang d'objectifs prioritaires de la Francophonie. Nous
sommes résolus à renforcer le rôle de l'Organisation
internationale de la Francophonie à cet effet.
Nous réaffirmons notre attachement à la
coopération multilatérale dans la recherche de solutions
aux grands problèmes internationaux.
Nous sommes déterminés à approfondir nos
champs de concertation et de coopération francophones
afin de lutter contre la pauvreté et de contribuer à
l'émergence d'une mondialisation plus équitable qui
soit porteuse de progrès, de paix, de démocratie et
des droits de l'homme, respectueuse de la diversité
culturelle et linguistique, au service des populations
les plus vulnérables et du développement de tous les
pays.
I- Le dialogue des cultures, instrument
de la paix, de la démocratie et des droits de l'Homme
Nous nous engageons à renforcer le rôle
de la Francophonie en faveur de la consolidation de
la paix, de la démocratie et des droits de l'Homme et
nous invitons le Secrétaire général à poursuivre son
action dans cette voie, en liaison étroite avec nos
instances et les organisations internationales compétentes.
1- Paix
Nous marquons notre préoccupation face
à la persistance de la violence, la recrudescence du
terrorisme et l'aggravation des crises et des conflits
de toutes formes.
Nous sommes convaincus que le dialogue
des cultures constitue une condition indispensable à
la recherche de solutions pacifiques et permet de lutter
contre l'exclusion, l'intolérance et l'extrémisme.
Nous condamnons énergiquement, conformément
aux résolutions pertinentes des Nations Unies, en particulier
la résolution 1373 du Conseil de sécurité, tout recours
au terrorisme, et soulignons la nécessité d'une coopération
étroite de tous nos États et gouvernements pour prévenir
et contrer ce fléau.
Nous nous engageons à adhérer dès que
possible à toutes les conventions internationales anti-terroristes
et à les mettre en œuvre ; nous appelons à la conclusion
d'une convention générale sur le terrorisme.
Nous tenons, dans le même temps, à affirmer
que toutes les mesures prises pour combattre le terrorisme
doivent respecter les principes fondamentaux de la Charte
des Nations Unies et les instruments internationaux
relatifs aux droits de l'Homme, au droit humanitaire
et au droit des réfugiés.
Nous condamnons les violations de la souveraineté
nationale et de l'intégrité territoriale des États,
l'utilisation des territoires des pays d'accueil des
réfugiés pour déstabiliser leurs pays d'origine, les
agressions armées, les situations d'occupation, la destruction,
le pillage et l'exploitation illégale des ressources
naturelles et autres formes de richesses ainsi que les
atteintes aux droits de l'Homme.
Nous enjoignons les responsables de ces
situations de respecter la Charte des Nations Unies
et appuyons toutes initiatives ou actions légales et
conformes aux résolutions pertinentes des Nations Unies,
notamment la résolution 46/51 du 19 décembre 1991, et
au droit international pour y mettre fin.
Nous réaffirmons notre soutien à l'ONU
dans sa recherche de solutions justes et pacifiques
à ces situations.
Nous réitérons nos engagements internationaux
en ce qui concerne la protection et l'assistance aux
populations civiles, en particulier aux femmes et aux
enfants, dans les situations de conflits armés.
Nous engageons l'Organisation internationale
de la Francophonie à s'impliquer davantage dans la préparation
et le suivi des grandes Conférences internationales
relatives à la paix, à la démocratie et aux droits de
l'Homme tenues sous l'égide des Nations Unies.
Nous réaffirmons notre entière solidarité
avec le Liban et son peuple dans ses efforts visant
à faire face aux défis politiques, économiques et sociaux.
S'agissant de la situation au Moyen-Orient, nous appelons
à la relance immédiate du processus de paix sur la base
des principes agréés à la conférence de Madrid et des
résolutions pertinentes des Nations Unies, notamment
les résolutions 242 et 338 du Conseil de Sécurité des
Nations Unies.
Nous appuyons à cet effet l'initiative
arabe de paix, adoptée à l'unanimité lors du Sommet
arabe de Beyrouth les 27 et 28 mars 2002, la considérant
dans toutes ses composantes, notamment celles relatives
à l'échange des territoires en contrepartie de la paix
et celles relatives au problème des réfugiés palestiniens,
comme le cadre le plus approprié pour arriver à une
solution juste, durable et globale dans la région.
Nous défendons la primauté du droit international
et le rôle primordial de l'ONU et en appelons à la responsabilité
collective pour résoudre la crise irakienne, et à l'Irak
pour respecter pleinement toutes ses obligations. Nous
relevons avec satisfaction que l'Irak a accepté officiellement,
le 16 septembre 2002, la reprise inconditionnelle des
inspections des Nations Unies.
Nous condamnons la tentative de prise
de pouvoir par la force et la remise en cause de l'ordre
constitutionnel en Côte d'Ivoire. Nous appelons l'ensemble
de la classe politique et de la population ivoiriennes
à faire preuve de retenue, à s'abstenir du recours à
la violence et à préserver la vie des personnes et les
biens.
Nous soutenons les efforts engagés, en
particulier par la CEDEAO, pour favoriser le dialogue,
seule voie d'une réconciliation durable.
Nous appuyons le Secrétaire général de
la Francophonie dans la poursuite de son action en faveur
des efforts de médiation en cours. Nous saluons la naissance,
le 9 juillet 2002, à Durban (Afrique du Sud) de l'Union
Africaine, qui témoigne de la volonté des Chefs d'État
et de gouvernement du continent de renforcer la coopération
et la solidarité entre leurs États.
Nous nous félicitons à cet égard, de l'adoption
par l'Union Africaine du Nouveau partenariat pour le
développement de l'Afrique (NOPADA/NEPAD) et de la décision
du G8, lors de sa réunion de Kananaskis en juin 2002,
d'accompagner cette initiative par un Plan d'action
pour l'Afrique.
Nous prions le Secrétaire général de veiller
à ce que l'Organisation internationale de la Francophonie
apporte son soutien à cette initiative africaine visant
notamment à promouvoir la paix, la sécurité, la démocratie
et le respect des droits de l'Homme. Nous considérons
que les pays africains ont un rôle privilégié à jouer
dans les processus de médiation et d'arbitrage visant
à dissiper les tensions latentes et à contenir l'explosion
des crises en Afrique.
Nous appuyons à ce titre les mécanismes
conçus aux plans continental et régional pour la prévention,
le règlement et la gestion des conflits qui sévissent
de façon endémique à l'intérieur ou aux frontières des
Etats africains.
Nous soutenons les efforts visant à enrayer
les réseaux de trafic illicite et de circulation incontrôlée
d'armes. Nous condamnons avec force les pratiques de
recrutement et d'embrigadement des enfants soldats qui
affectent particulièrement le continent africain et
réaffirmons notre volonté d'appliquer effectivement
les instruments internationaux concernant les droits
des enfants.
Nous réitérons notre soutien aux mesures
visant la consolidation de la paix dans les sociétés
qui sortent de conflits armés, notamment en ce qui concerne
la récupération et la destruction des armes, ainsi que
la réinsertion dans une société tolérante et respectueuse
des valeurs démocratiques, des soldats démobilisés,
particulièrement des adolescents.
2- Démocratie
Nous proclamons que Francophonie, démocratie
et développement sont indissociables.
Nous sommes convaincus que la démocratie
requiert la pratique du dialogue à tous les niveaux
de la société. A cette fin, nous sommes déterminés à
mettre en œuvre la Déclaration de Bamako sur le bilan
des pratiques de la démocratie, des droits et des libertés
dans l'espace francophone qui constitue une avancée
dans l'histoire de notre Organisation. Cet engagement
démocratique doit se traduire notamment par des actions
de coopération de la Francophonie s'inspirant des pratiques
et des expériences positives de chaque Etat et gouvernement
membre.
Nous adoptons à cette fin le Programme
d'action annexe à cette Déclaration.
Nous réaffirmons également notre condamnation
de toutes les formes de génocide, crimes de guerre et
crimes contre l'humanité, qui constituent autant de
violations massives des droits de l'homme, de même que
celle des coups d'État et des atteintes graves à l'ordre
constitutionnel en ce qu'ils rompent la démocratie.
Conscients de l'importance de la pleine
et égale participation des femmes à la vie politique,
économique, sociale et culturelle, nous faisons nôtre
la Déclaration de Luxembourg sur le thème " Femmes,
pouvoir et développement ".
3- Droits de l'Homme
Nous soulignons le caractère universel
et indissociable de tous les droits, civils, politiques,
économiques, sociaux et culturels, y compris le droit
au développement, et sommes déterminés à en assurer
la pleine jouissance pour l'ensemble des citoyens.
Nous demandons, à cet effet, au Secrétaire
général de poursuivre, en liaison avec les organisations
internationales compétentes, ses efforts en vue de favoriser
la ratification des principaux instruments internationaux
et régionaux qui les garantissent et leur mise en œuvre
effective par les États membres.
Nous nous engageons à lutter, à tous les
niveaux de la société, contre l'impunité des auteurs
de violations des droits de l'Homme en renforçant la
capacité des institutions juridictionnelles et administratives
compétentes.
Nous nous félicitons de l'entrée en vigueur
au premier juillet 2002, du Statut de Rome sur la Cour
pénale internationale qui contribuera à mettre fin à
la pratique de l'impunité et permettra de juger les
auteurs de crimes de génocides, crimes contre l'humanité
et crimes de guerre.
A cette fin, nous invitons les États qui
ne l'ont pas encore fait à ratifier le Statut de Rome
sur la Cour pénale internationale ou à y adhérer dès
que possible. Nous estimons que, dans le respect de
la Charte des Nations Unies et des principes du droit
international, la reconnaissance de la diversité culturelle
peut justifier l'adoption, par les États et gouvernements,
de mesures de protection des personnes appartenant à
des groupes minoritaires.
Nous favoriserons l'émergence de nouveaux
partenariats entre initiatives publiques et privées,
mobilisant tous les acteurs œuvrant pour la reconnaissance,
la protection et le respect des droits de l'Homme.
II. La Francophonie, forum de dialogue
des cultures
1- Culture
Nous confirmons notre adhésion à la conception
ouverte de la diversité culturelle réitérée au Sommet
de Moncton et consacrée par la Déclaration de Cotonou.
Nous marquons notre attachement à la richesse
des identités culturelles plurielles qui composent l'espace
francophone et notre volonté de la préserver.
Nous estimons que la reconnaissance de
la diversité et de la singularité des cultures, dès
lors que celles-ci respectent les valeurs, normes et
principes consacrés par la Charte des Nations Unies
et la Charte internationale des droits de l'Homme, crée
des conditions favorables au dialogue des cultures.
Nous soulignons l'importance des enjeux économiques
liés à la culture et aux industries culturelles, secteur
générateur de croissance et d'emplois.
Nous entendons favoriser son développement
et placer les agents qui y concourent dans un cadre
dynamique.
2- Politiques linguistiques
Nous rappelons que la langue française,
que nous avons en partage, constitue le lien fondateur
de notre communauté et réaffirmons notre volonté d'unir
nos efforts afin de promouvoir le plurilinguisme et
d'assurer le statut, le rayonnement et la promotion
du français comme grande langue de communication sur
le plan international. Soulignant l'importance de la
diversité linguistique dans les Organisations internationales
et les autres enceintes au sein desquelles nous siégeons,
nous réaffirmons notre engagement à y privilégier l'utilisation
du français, tout en respectant les langues officielles
des États et gouvernements et des Organisations internationales.
A cette fin, nous demandons au Secrétaire
général d'agir résolument en ce sens et entendons renforcer
à cet effet nos liens avec les autres organisations
internationales compétentes, notamment celles représentant
les grandes aires linguistiques.
Nous confirmons aussi, dans l'esprit de
la Déclaration de Cotonou, notre engagement de soutenir
et de développer des politiques d'appui au plurilinguisme
afin de favoriser au sein des populations de l'espace
francophone, à la fois une connaissance et un attachement
à la langue française et aux langues nationales partenaires.
3- Politiques culturelles
Nous confirmons notre volonté de ne pas
laisser réduire les biens et services culturels au rang
de simples marchandises.
Nous réaffirmons le droit qu'ont nos États
et gouvernements de définir librement leur politique
culturelle et les instruments qui y concourent.
Nous sommes déterminés à faire aboutir
ces positions au sein des divers forums internationaux.
Nous saluons l'adoption de la Déclaration
de l'UNESCO sur la diversité culturelle. Nous appuyons
le principe de l'élaboration d'un cadre réglementaire
universel et nous sommes en conséquence décidés à contribuer
activement à l'adoption par l'UNESCO d'une convention
internationale sur la diversité culturelle, consacrant
le droit des États et des gouvernements à maintenir,
établir et développer des politiques de soutien à la
culture et à la diversité culturelle. Son objet doit
être de définir un droit applicable en matière de diversité
culturelle. Cette convention doit aussi souligner l'ouverture
aux autres cultures et à leurs expressions.
Nous chargeons le Secrétaire général de
l'Organisation international de la Francophonie de mettre
en place, dans le cadre du Conseil permanent, un groupe
de travail chargé de contribuer au débat international,
notamment à l'UNESCO et dans d'autres enceintes comme
le Réseau international de la politique culturelle (RIPC),
en vue de l'élaboration d'une convention internationale
sur la diversité culturelle.
Nous estimons, dans les conditions actuelles,
que la préservation de la diversité culturelle implique
de s'abstenir de tout engagement de libéralisation à
l'OMC en matière de biens et services culturels, et
ce afin de ne pas compromettre l'efficacité des instruments
visant à la promotion et au soutien de la diversité
culturelle.
Nous sommes résolus à mettre en œuvre
tous les moyens nécessaires afin d'éviter que le recours
accru aux technologies de l'information et de la communication
ne crée de nouvelles inégalités en drainant les compétences
vers les économies les plus innovantes et n'accroisse
les écarts au sein même de nos sociétés.
Nous nous engageons en conséquence à appuyer
le développement de ces technologies de l'information
afin de réduire la fracture numérique dans l'espace
francophone.
Nous participerons activement au Sommet
mondial sur la Société de l'information qui se tiendra
à Genève (2003) puis à Tunis (2005). A cette fin, nous
décidons de la tenue d'une conférence ministérielle
de la Francophonie sur les technologies de l'information
et de la communication au cours du présent biennum.
Nous sommes déterminés à poursuivre la
mise en place et le renforcement, au sein de nos Etats
et gouvernements, des cadres institutionnels, des instances
de régulation et des politiques visant au développement
des médias audiovisuels, à la circulation de l'information,
à l'accès des acteurs culturels aux marchés internationaux
et à la protection de leurs droits.
Nous nous engageons à soutenir l'accès
du plus grand nombre à la télévision multilatérale francophone
et à développer son rôle de vitrine mondiale de la diversité
culturelle.
III- Une Francophonie plus solidaire
au service d'un développement économique
et social durable
La maîtrise de la mondialisation et de
ses enjeux nous impose une responsabilité partagée.
Le dialogue des cultures, qui favorise l'enrichissement
mutuel des savoirs et des expériences, contribue à répondre
aux défis de notre temps et à créer les conditions d'un
développement durable. La pauvreté, l'analphabétisme,
les pandémies, et en particulier le SIDA, l'insécurité
et le crime organisé de même que les déséquilibres écologiques
sont des fléaux qui maintiennent les pays et les populations
les plus vulnérables à l'écart du développement.
Nous nous engageons à combattre ces fléaux
en renforçant la coopération au sein de notre communauté
et en resserrant nos liens avec les autres instances
multilatérales compétentes. Convaincus que l'éducation
et la formation sont parmi les fondements majeurs d'un
développement durable, nous réaffirmons la priorité
attachée à leur promotion et à leur soutien. Avec l'ensemble
de la communauté internationale nous avons souscrit
aux objectifs d'Education Pour Tous (EPT), définis lors
du Forum Mondial sur l'Education de Dakar, en 2001,
permettant l'accès à l'éducation de base et pour tous
les enfants, en particulier les filles, à un enseignement
primaire obligatoire, gratuit et de qualité qui favorise
leur insertion sociale et professionnelle. Nous sommes
déterminés à conforter le rôle de la Francophonie dans
ces domaines et nous nous engageons, en synergie avec
les partenaires au développement, à promouvoir des politiques
d'éducation pour tous, fondées sur les valeurs d'équité,
de solidarité et de tolérance.
Nous réaffirmons le rôle des autorités
publiques dans la conception et la maîtrise des politiques
d'éducation et de formation. A cette fin, nous demandons
à la Conférence des Ministres de l'Education de mener
à bien, dans les meilleurs délais, la réforme indispensable
qui lui permettra d'assumer ses missions statutaires
visant à promouvoir le point de vue francophone dans
les enceintes internationales participant au suivi du
Forum de Dakar, à créer les conditions d'éligibilité
de nos systèmes éducatifs aux financements internationaux
et à jouer son rôle d'orientation de la programmation
de l'Agence intergouvernementale de la Francophonie
dans le domaine de l'éducation.
Nous appelons de nos vœux un renforcement
des solidarités avec les populations les plus vulnérables
de même qu'entre pays riches et pays pauvres. Nous saluons
le rôle déterminant des femmes et des jeunes dans le
développement et réaffirmons, au lendemain de la session
extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies
consacrée aux enfants, la nécessité d'une politique
commune et solidaire de protection des droits de l'enfant.
Nous sommes déterminés à contribuer activement
à la mise en œuvre du Nouveau Partenariat pour le Développement
de l'Afrique (NOPADA/NEPAD) et à cette fin, nous demandons
au Secrétaire général de veiller à une réelle synergie
entre ce processus qui vise au développement économique
et social de l'Afrique, le Plan d'action du G8 et les
actions de l'Organisation internationale de la Francophonie,
en s'impliquant notamment dans l'élaboration des stratégies
régionales et sous-régionales dont le continent est
le chantier.
Nous invitons la communauté internationale,
en particulier les institutions économiques et le secteur
privé, à apporter leur concours dans la mise en œuvre
de ce nouveau processus. Nous saluons les progrès réalisés
par les pays de l'Asie du Sud-Est et le Pacifique, membres
de la Francophonie, dans leur développement économique
et social.
Nous réaffirmons que leur attachement
aux valeurs francophones contribue à renforcer l'image
de la Francophonie et à lui donner une dimension universelle.
A cet effet, nous exprimons notre solidarité et notre
appui au renforcement des programmes de coopération
dans ces régions du monde. Nous saluons le processus
engagé par la Déclaration du Millénaire des Nations
Unies, poursuivi à la Conférence de Monterrey sur le
financement du développement et au Sommet de Johannesbourg
sur le développement durable ainsi que le nouveau cycle
de négociations commerciales multilatérales de Doha.
Nous maintiendrons nos efforts pour lutter
contre la pauvreté et notre solidarité ira d'abord aux
Pays les moins avancés (PMA) et aux petits États insulaires,
afin qu'ils s'insèrent dans le circuit mondial des échanges
de biens et de services.
Nous sommes déterminés à faire en sorte
que la Xème Conférence des chefs d'État et de gouvernement
des pays ayant le français en partage marque une étape
décisive dans la mise en œuvre du plan d'action de Johannesbourg.
En développant une concertation dont la Conférence ministérielle
de Monaco a ouvert la voie, nous défendrons ces positions
dans les instances internationales et, en particulier,
celles à vocation économique.
Nous faciliterons la participation efficace
de chacun des États et gouvernements membres aux travaux
de ces organisations. Pour bâtir une Francophonie plus
solidaire et plus entreprenante, nous engageons les
opérateurs à soutenir les actions visant à renforcer
la coopération économique Nord-Sud et Sud-Sud au service
du développement durable dans l'espace francophone.
Nous nous félicitons de l'élection de
Monsieur Abdou Diouf au poste de Secrétaire général
de l'Organisation internationale de la Francophonie,
et l'assurons de tout notre soutien dans l'exercice
de ses hautes fonctions.
Afin de mettre en œuvre les objectifs
définis dans la présente Déclaration, nous adoptons
le Plan d'action ci-joint, et nous doterons la Francophonie
des moyens nécessaires à sa réalisation.
Déclaration de Beyrouth, adoptée
le 20 octobre 2002
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